Bouygues Telecom et SFR discutent
de la mutualisation de leur réseau, Free Mobile souhaite rejoindre cet accord.
Un bon moyen de développer son réseau à moindre frais.
Fidèle à son habitude de franc-tireur, Free fait encore
des vagues sur le marché mobile. L'opérateur a demandé à ses concurrents
Bouygues Telecom et SFR de participer à la mutualisation de leurs réseaux, selon
le quotidien économique Les
Echos.
Dans un courrier adressé aux PDG des deux opérateurs, mais aussi à l'Autorité de
la concurrence et l'Arcep (le gendarme des télécoms), Maxime Lombardini, patron
de Free, leur fait par de son souhait d'être intégré dans le futur accord.
Une demande, mais aussi une menace
"Un
accord entre deux des trois opérateurs de réseaux mobiles historiques qui ne
prévoirait pas l’accueil du quatrième opérateur nous semblerait être un facteur
de déstabilisation majeur", explique le PDG de Free. "De plus, un tel accord
pourrait être juridiquement critiquable", continue-t-il. Une phrase en forme de
menace judiciaire, si les deux opérateurs se mettaient d'accord sans Free.
"Nous souhaiterions donc recevoir de votre part, avant l’achèvement de vos
discussions, une proposition raisonnable d’accueil des fréquences de Free Mobile
en “RAN sharing” [partage des équipements actifs] sur le réseau que vous
envisagez de mutualiser", exprime Maxime Lombardini.
SFR ne refuse pas la proposition, mais la juge
prématurée
Depuis plusieurs mois, Bouygues Telecom et SFR discutent activement du
regroupement de leurs réseaux au sein d'une nouvelle entité partagée entre les
deux entreprises. Une initiative qui permettrait aux deux opérateurs de faire
des économies d'échelle non négligeable. Free, qui continue à déployer son
réseau dans toute la France, aimerait bénéficier de cette mutualisation.
Elle lui permettrait de remplir les exigences légales de couverture du
territoire formulées par l'Arcep à moindre coût. Une stratégie que la
concurrence ne voit pas d'un très bon œil. Seul SFR a réagi sans opposer "aucune
forme de refus", mais jugeant la démarche "prématurée" à ce point de ses
discussions avec Bouygues Telecom.
posté le 29 novembre 2013