jeudi 28 novembre 2013

TÉLÉPHONIE - Free veut rejoindre l'accord Bouygues Telecom-SFR

Bouygues Telecom et SFR discutent de la mutualisation de leur réseau, Free Mobile souhaite rejoindre cet accord. Un bon moyen de développer son réseau à moindre frais.


Fidèle à son habitude de franc-tireur, Free fait encore des vagues sur le marché mobile. L'opérateur a demandé à ses concurrents Bouygues Telecom et SFR de participer à la mutualisation de leurs réseaux, selon le quotidien économique Les Echos.
Dans un courrier adressé aux PDG des deux opérateurs, mais aussi à l'Autorité de la concurrence et l'Arcep (le gendarme des télécoms), Maxime Lombardini, patron de Free, leur fait par de son souhait d'être intégré dans le futur accord.
Une demande, mais aussi une menace
"Un accord entre deux des trois opérateurs de réseaux mobiles historiques qui ne prévoirait pas l’accueil du quatrième opérateur nous semblerait être un facteur de déstabilisation majeur", explique le PDG de Free. "De plus, un tel accord pourrait être juridiquement critiquable", continue-t-il. Une phrase en forme de menace judiciaire, si les deux opérateurs se mettaient d'accord sans Free.
"Nous souhaiterions donc recevoir de votre part, avant l’achèvement de vos discussions, une proposition raisonnable d’accueil des fréquences de Free Mobile en “RAN sharing” [partage des équipements actifs] sur le réseau que vous envisagez de mutualiser", exprime Maxime Lombardini.
SFR ne refuse pas la proposition, mais la juge prématurée
Depuis plusieurs mois, Bouygues Telecom et SFR discutent activement du regroupement de leurs réseaux au sein d'une nouvelle entité partagée entre les deux entreprises. Une initiative qui permettrait aux deux opérateurs de faire des économies d'échelle non négligeable. Free, qui continue à déployer son réseau dans toute la France, aimerait bénéficier de cette mutualisation.

Elle lui permettrait de remplir les exigences légales de couverture du territoire formulées par l'Arcep à moindre coût. Une stratégie que la concurrence ne voit pas d'un très bon œil. Seul SFR a réagi sans opposer "aucune forme de refus", mais jugeant la démarche "prématurée" à ce point de ses discussions avec Bouygues Telecom.

posté le 29 novembre 2013

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