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Bouygues en « négociation avec Free pour lui céder l’ensemble de son réseau mobile et de ses clients » ? |
Alors
que Vivendi a choisi Altice-Numéricable pour le rachat de SFR, les
langues se délient autour d’un autre rachat, celui de Bouygues Télécom par
Iliad, maison-mère de Free. Selon un article du journal Le
Parisien, les négociations entre Bouygues Télécom et le Trublion sont
allées un peu plus loin que de simples discussions.
Les négociations ne portent pas uniquement sur le réseau
mobile comme ce fut le cas lorsque les deux états majors ont signé un
accord portant sur 15 000 antennes et un lot de fréquences pour 1,8
milliards d’euros. Les deux groupes seraient «
proches de conclure une transaction », mais
ils ne seraient pas tombés d’accord sur la valorisation de Bouygues Télécom.
« Martin Bouygues aurait engagé des négociations avec Free pour lui céder
l’ensemble de son réseau mobile et de ses clients. Le
prix proposé par Free serait 40% inférieur à celui attendu par Bouygues ».
Iliad et Bouygues démentent formellement
Cette rumeur sur de nouvelles négociations entre Bouygues et
Free s’est propagée tout au long de la journée, « en
dépit des démentis fermes et formels des intéressés. Une fourchette de prix
a même été donnée : Free proposerait 5 milliards d’euros, alors que
Bouygues en demanderait 8 milliards » explique
de son côté Le
Figaro.
Mais à force de démentis, difficile de tirer le vrai du
faux... Et difficile également de savoir, à l’heure actuelle, quelles sont
les chances de Free de s’offrir un Bouygues Télécom bien esseulé. « Les
autres scénarios vont dépendre de la conclusion du deal SFR-Numericable »,
souligne un proche du dossier.
Comme souvent dans ce genre de négociations secrètes, les
groupes préfèrent agir dans l’ombre et ne souhaitent pas communiquer
officiellement. Telecom Italia avait par exemple démenti la vente de sa
filiale française Alice alors que l’on apprenait quelques jours plus tard
qu’il était en négociations exclusives avec Iliad/Free. Il faudra donc
attendre encore un peu avant de connaitre la réalité ou non des négociations
entre les deux "meilleurs ennemis" des télécoms.

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